Expositions 2020 - Salon photo de Riedisheim

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LA PHOTOGRAPHIE HUMANISTE ET ENGAGEE
33e édition / 14 - 22 MARS 2020 /// ANNULATION
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LES AUTEURS INVITES 2020
Fabienne BONNET

Terra incognita
Photographe autodidacte, elle met entre parenthèses sa carrière de juriste pour se consacrer à la photographie. « Terra incognita » traduit une atmosphère onirique et silencieuse, une projection dans un monde où les frontières entre réalité et rêverie s'effritent. Dépassant la photographie de paysages, elle emmène le spectateur dans un espace interstitiel épuré, aux limites de l'abstraction, l’invite à explorer des espaces dépeuplés et sauvages, parfois étranges, tendus vers l'infini. Au-delà de la recherche esthétique et poétique, ces images d'horizons préservés interrogent sur la quête perpétuelle de nouveaux territoires gagnés sur la nature, dans un monde malmené sur lequel plane la menace d'un désastre environnemental majeur.
Florence DABENOC

Twiga
Vétérinaire, photographe et globe-trotteuse, elle aime regarder le monde autrement, composer avec la lumière, le cadrage, le mouvement, en un mot : créer ! L'Afrique occupe une place particulière dans son cœur, et il lui est impossible d'imaginer la savane africaine sans les girafes ! Victime de braconnage ou privée de son habitat, la girafe, longtemps préservée, a rejoint la longue liste des espèces menacées. Cette géante de la savane a perdu 40 % de son effectif ces trente dernières années. La série Twiga (girafe en swahili) est un cri du cœur, un cri d'amour pour ces icônes africaines majestueuses et si attachantes.
Joseph FORD

Knitted Camouflage
Pour la série Knitted Camouflage le photographe britannique Joseph Ford met en scène des modèles vêtus de tricots faits main, qui les font fondre dans leur décor. Il repère des lieux et commande les tricots à une amie tricoteuse, précisant comment le vêtement doit correspondre à la scène.
Ensuite il prend en photo des personnages, parfois des célébrités tel Fatboy Slim, parfois des inconnus, avec les pulls tricotés.
Tout est fait en direct, pas de 3D. La série lui a valu de nombreuses récompenses et la maison d'édition londonienne Hoxton Mini Press a publié un livre des images, intitulé Invisible Jumpers.  
Avec le concours de la Bibliothèque municipale de Riedisheim et le MAUSA de Neuf-Brisach
Thibaut FROEHLY

Douceur
Investi dans sa passion, il acquiert sa propre vision photographique et crée des images telles qu’il les voit avec ses yeux, son cœur et son esprit. Partisan d'une photographie descriptive, il aime que les images s’expriment par elles mêmes, qu’elles soient vecteur de communication, que le spectateur soit touché, interpellé, intrigué, apaisé ou fasciné. Sa quête incorpore des notions de cheminement, d’élévation et d’illumination. Ses photographies matérialisent cette approche et contiennent les symboles traduisant ses découvertes : la lumière et les ombres, les éléments naturels et l’équilibre entre eux, le rythme de la terre, les chemins menant vers d’autres mondes...
Alain GILLET

Ombrelles et ballons
Photographe professionnel établi en région bordelaise, il recherche les plus belles lumières pour ses projets, des séries variées qui ont en commun le graphisme, les symétries et l’esthétisme. Dans le but créer du plaisir, d’offrir un moment de douceur et de sérénité, peut être même un brin de poésie, il crée des images intemporelles, des compositions originales qui se regardent comme des tableaux. Cette série s’inscrit dans cette démarche avec des paysages minimalistes offrant des lignes pures et simples, des personnages féminins qui apportent une dimension sensuelle et esthétique, des ballons et des ombrelles qui relèvent le graphisme par leurs formes et leurs couleurs.
Jeff GUIOT

Sacrifice ou l’aliénation de l’homme
Photographe humaniste indépendant, ses reportages l’immergent dans des microcosmes aussi divers que le Samu, le Gipn, la Bri ou la haute couture… Après avoir écrit « Humanuum, de la nature à l'art » traitant de l'épanouissement de l'homme par le travail, le photographe auteur parcourt le monde pour un nouvel opus. Cette série de reportages se concentre sur l’univers du travail inavouable, celui où l’homme n’existe plus, où il est considéré comme une simple marchandise interchangeable et où le rendement règne en maître absolu. Ses photographies plongent dans la partie obscure de notre modernité arrogante face à l’environnement, à l'origine d’un esclavagisme moderne.
Gregory HERPE

Les âmes ressuscitées
Photojournaliste, artiste engagé, son œuvre porte sur l’humain, l’organisation de nos sociétés et notre rapport aux coutumes et aux traditions. Lorsque le photographe rencontre la journaliste Tina Kieffer, elle lui propose de réaliser un reportage pour le 10ème anniversaire de son ONG, « Toutes à l’école », dont l’objet est de scolariser et de sauver les petites filles cambodgiennes les plus démunies, obligées de travailler et souvent récupérées par des réseaux de prostitution infantile. Plusieurs écoles les accueillent et les accompagnent jusqu’au Bac et à l’apprentissage d’un métier. Ces petites « âmes ressuscitées » retrouvent peu à peu leur dignité, le sourire et l’espoir.
Philippe JUDE

Trésors de la nature en zone périurbaine, futur souvenirs... ?
Photographe animalier, initié à la nature dès son plus jeune âge et engagé dans la protection animale, il pratique la photographie depuis près d’un demi-siècle. Tout près de l’agglomération mulhousienne, dans les collines de Rixheim et de Riedisheim, dans la forêt du Zuhren Wald, sur les bords de l’Ill, la vie sauvage est présente, souvent insoupçonnée malgré la situation périurbaine, les promeneurs, les « sports de nature », l’agriculture, la chasse… Recherchant la proximité de l’animal tout en respectant sa tranquillité, il photographie la faune libre pour laisser un témoignage de la beauté de cette vie sauvage qui se réduit comme peau de chagrin.
Pierre LEBLANC

Le banc
Artiste singulier, humaniste depuis ses débuts, il réalise une œuvre engagée fusionnant les dimensions sociales et artistiques. Toujours en embuscade, il crée des mondes magiques, cruels et savoureux dans des lieux confinés, avec des décors réalistes, inattendus et transfigurés, qui claquent en clair obscur de cinéma. Les accessoires, les vêtements, les poses, les couleurs, les saisons sont au service d’une mise en scène maîtrisée pour atteindre la plus grande intensité. Les formats, suffisamment grands pour attirer le regard de loin, invitent imperceptiblement de s’en approcher jusqu’à rejoindre les personnages et les entendre parler… Une conversation intime pourrait ainsi naître dans le silence…
Stéphane LESSIEUX

 
Naître libre
 
Originaire de Paris, il travaille aujourd'hui comme photographe en région toulousaine. Observateur passionné de trajectoires humaines, ses reportages en noir et blanc dépeignent des modes de vie, des univers méconnus ou marginaux. À la fois militant et poétique, son regard s'inspire de la tradition humaniste et met en lumière, avec tendresse et bienveillance, des personnages souvent issus de l'ombre. Cette série est une réflexion à partir de la naissance originelle. Au travers de cette famille décomplexée aux allures primitives, ce travail est un clin d’œil à la sagesse des peuples ancestraux et une invitation à une reconnexion joyeuse et respectueuse avec la nature.
Véronique LOH

Ghost in a shell
Autodidacte et inspirée par les procédés photographiques anciens, par le dessin et la peinture, elle capture des atmosphères qu'elle révèle ensuite comme dans un tableau ou dans une gomme résino-pigmentaire par des glacis numériques. Elle a ainsi transformé un skate park de Marseille et ses riders en graffitis, intemporalisé Venise, créé des images démultipliant le temps et la lumière, avec des petits morceaux d'histoire qui laissent le silence s'installer, le corps se poser et l'esprit vagabonder. Cette série questionne les états transitoires, lorsque le corps et l'esprit se désynchronisent, quand le corps devient refuge de vies imaginées, de mondes en devenir.
MALO

Animalité
Se consacrant exclusivement à la photographie au travers de projets artistiques personnels, il met son travail au service d’une histoire, d’un questionnement sur la vie, la famille et la société. Son travail, qu’il définit comme participatif, interroge le public qui, de spectateur, devient acteur d’un échange, voire d’une introspection. Cette série traite du poids des conventions et des apparences, du masque que l’on présente au premier abord. Ici, les têtes de félins illustrent une animalité liée à un rang. Mais les apparences sont parfois trompeuses, et il reste à chacun de déterminer qui est le prédateur et qui est la proie.
Noémie MICHELET

En passant
Photographe arpentant les rues à la recherche de l’instant à capturer, son sujet de prédilection est l’humain. Elle déclenche son appareil à la vue d’un visage traduisant une longue expérience de vie, pour mettre en lumière le beau, parfois souligner le moins beau, le triste… De la même façon qu’elle a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, elle navigue entre réalisme et abstraction. Cette série invite à une pause dans le rythme de la vie urbaine avec en toile de fond le temps qui passe et ce qu’on en fait. La présence de l’humain apparaît comme fantomatique, évanescente.
Sylvain MILLER

Pinglùn
Sylvain Miller est né en 1961 à Nancy. Son parcours photographique a commencé tôt, en promeneur autodidacte. Sensibilité́ pour la vie artistique ont fait partie de son quotidien, comme saxophoniste jazz (professionnel), et comme spectateur des arts visuels. Il invite chacun à regarder l'image mais aussi ʺderrière l'imageʺ... Il présente ici ʺPinglùnʺ: ʺobservationsʺ (en pinyin), voyage effectué en 2019 au Yunnan (Chine), observation mutuelle du photographe et des caméras de sécurité́, qui ont envahi tout le pays jusque dans les plus petits villages. La haute technologie côtoie cependant le tuk-tuk ou la houe et le burger, le bol de soupe...
MONCH

Nature humaine
Cherchant l'émotion primaire, il triture les questions humaines fondamentales et ne travaille qu'à l'instinct. Il extrait l'humain de la matière… ou dissout l'humain dans la matière. Ce qui naît de cette démarche n'impose rien, l'artiste souhaite que l'intention s'efface et laisse place au ressenti de chacun. Revendiquant un travail photographique esthétiquement plus proche de la peinture, du dessin ou de la gravure, les techniques de présentation utilisées accentuent volontairement cette perception. Monch se plait à cultiver l'ambiguïté sur la nature réelle de son travail. Il expose partout en France et en Europe. De prestigieuses galeries l'accompagnent en permanence.
Michel PETIT

De l’enfermement à la liberté
Auteur-photographe, il fait partie de plusieurs collectifs de photographes. Après des études techniques, il s’intéresse à l’humain, à la psychologie, la linguistique, la sémiotique, dirige des centres d’accueil et de soins en addictologie et mène en parallèle une activité libérale de psychothérapeute. Ayant pratiqué jadis la photographie argentique en noir et blanc, sa passion pour la photographie renaît sur le mode numérique. Son dernier travail porte sur les conséquences des violences sexuelles et les pistes pour se sortir du traumatisme occasionné. Ce sujet, mis en œuvre avant toutes les révélations récentes, vise à mieux faire connaître cet important problème de société.
Pascal REYDET

Moments absents
Attiré par les choses simples qui nous entourent, par l’assemblage merveilleusement aléatoire du quotidien, pratiquant l’errance photographique sans thème prémédité, il aime explorer le banal et chercher une signification à l’insignifiant. Il se reconnaît volontiers dans le « réalisme poétique ». Dans sa série « Moments absents », il présente onze diptyques du moment délicieux où la réalité s’estompe, où le présent s’efface, où le poétique fait irruption… Engourdissement, endormissement ? Ces poèmes photographiques constituent autant d’instants d’indécision, de récits en germes, d’énigmes ouvertes que chacun peut interpréter avec sa propre grille de lecture, son imagination ou ses rêves.
Thierry ROLLAND

Fils de pompier scaphandrier /MNS, il a toujours trempé...
Passionné par les récits de JY Cousteau et Hans Hass, le monde du silence l’attire depuis toujours. Après une école de natation et un aversion à la compétition, Thierry se réconcilie à l'eau profonde dans l'armée de l'air à Djibouti où il part avec palmes masque et tuba bien décidé à apprendre la plongée...
Après quelques brevets, il s'essaye à la photosub enchaînant les stages pour obtenir le monitorat de photographie subaquatique.
Il partage ses connaissances lors de stages ou sorties photosub pour le plaisir et participe aux compétitions et concours au grès de ses envies et a été plusieurs fois primé.
Sylvain SESTER

Une vie de labeur
Photographe-voyageur, la planète est son studio. Parcourant le monde à la recherche de lieux encore emplis d’authenticité à Madagascar, en Inde, en Birmanie, au Ladakh, dans les Îles de la Sonde en Indonésie, dans le désert du sud-Algérien, au Tchad, au Venezuela… il privilégie la photo humaniste et aime particulièrement réaliser des portraits des personnes qu’il croise. Son parti pris est de valoriser les hommes et les femmes qu’il côtoye et, au travers de ses images, de transmettre les émotions ressenties. Dans cette série, il rend compte de la réalité des conditions de travail qu’ont certaines personnes à travers le monde.
Véronique SILVA

La différence invisible, le syndrome d'Asperger en images
Touchée de près par le syndrome d’Asperger, un diagnostic terrassant la faisant passer par la peur, le doute, l’angoisse, la solitude, les recherches, les remises en question, l’ignorance, l’incompréhension, elle découvre un univers fabuleux et des personnes exceptionnelles. Passionnée de photographie depuis son plus jeune âge, cette activité devient pour elle quasi quotidienne, portée par le désir de partager ses expériences dans le monde fascinant de l’autisme. Illustrés par des photos de son fils Julian, elle édite des ouvrages qui décrivent les symptômes de l’autisme ainsi que son propre cheminement, pour que cette maladie devienne plus compréhensible à tous.
Bénédicte THOMAS

Le monde selon Down
Bénédicte Thomas est passionnée par la photographie depuis toujours. Deux années aux Arts et Métiers de Mons lui ont apporté la technique et le cours d'histoire de la photographie lui a ouvert de nouveaux horizons. La relation humaine se révélant indissociable de sa démarche photographique, les reportages se sont enchaînés. Centrées sur le reportage humaniste, ses photographies témoignent de moments de vie de personnes de sa région, comme cette série qui présente le quotidien d'adultes porteurs de la trisomie 21. Guidés par leur entourage, ils développent leurs compétences, s'adaptent à leur handicap et s'épanouissent. Un reportage engagé pour une société plus inclusive.
AnnMarie TORNABENE

Les peintures
AnnMarie Tornabene est une photographe New-Yorkaise qui, depuis deux décennies, explore l’art de l’autoportrait. Se concentrant d’abord sur l’auto-acceptation en tant que femme en surpoids, elle s’oriente ensuite sur des aspects plus psychologiques que physiques, approfondissant ses expériences personnelles. Aujourd’hui, ayant bouclé la boucle, elle se focalise à nouveau sur son apparence et l’associe à une lutte intérieure avec son corps, qui vieillit et se transforme. Dans cette série, AnnMarie incorpore des textures et des marques sur son corps et dans l’ensemble de l’image, pour montrer la lutte de ses forces et de ses faiblesses, créant un aspect de surface abîmée.
Cena WAY

Les enfants de banlieue
Photographe, vidéaste et plasticienne, membre de FemmesPHOTOgraphes, attirée par le subconscient, son univers tourne autour du rêve et de la fragmentation entre l'esprit et le corps suite à des violences et des abus. Engagée dans la lutte contre les violences familiales, elle développe une vision personnelle de leurs conséquences. Elle mêle ainsi plusieurs dimensions afin d'interroger la perception par l'abstraction et le symbolisme, en tentant d'exprimer l'inexprimable. En remontant le canal de l'Ourcq jusqu'à Paris, la série « Les enfants de banlieue » (ou la déréalisation) explore à la fois l'environnement social de l'artiste vivant en Seine Saint-Denis, et sa perception intérieure.
© 2020 - Salon Photo de Riedisheim

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